Mondial 2002 : Le spectre sénégalais plane encore sur les Bleus

Didier Deschamps exhorte à l'humilité. Mais l'ombre du fiasco de 2002, quand le Sénégal surprit la France, plane sur la nouvelle génération.
Vingt-deux ans après le choc initial, France et Sénégal se retrouvent pour lancer leur Mondial, une confrontation qui ravive de douloureux souvenirs du côté tricolore. En 2002, les champions du monde en titre s'étaient fait surprendre 1-0 par une équipe sénégalaise insouciante, un événement qualifié d'« historique » par Pape Thiaw, membre de cette épopée [The Guardian]. Didier Deschamps, qui n'était pas sur le terrain à l'époque, souhaite une « autre histoire ». Pourtant, les parallèles avec l'équipe de Roger Lemerre sont troublants.
Le sélectionneur actuel fait face à une nouvelle génération dénuée des leaders d'antan. Laurent Blanc, Hugo Lloris, Olivier Giroud et Antoine Griezmann ont tous tiré leur révérence internationale depuis 2022. Mbappé a certes hérité du brassard, mais Deschamps admet qu'il n'a « pas du tout le même caractère et la même personnalité » que son prédécesseur. Il manque cruellement de voix dans le vestiaire pour encadrer les plus jeunes, à l'image du jeune Mike Maignan, pourtant numéro 1 pour la première fois. Un leadership en question La hiérarchie collective semble fragile.
Les dilemmes tactiques s'accumulent pour le 'DD'. Le cas Ousmane Dembélé, brillamment reconverti avant-centre au PSG, pose question. La plupart des entraîneurs le repositionnent en pointe, mais l'international ne brille pas autant avec les Bleus, notamment avec Mbappé, qui occupe la même zone offensive. L'expérimentation de Dembélé en position plus axiale derrière Mbappé, lors du récent match amical, n'a guère été concluante. En 2002, Lemerre avait sous la main Thierry Henry, David Trezeguet et Djibril Cissé, tous meilleurs buteurs de leur championnat respectif, sans parvenir à marquer un seul but. Cette armada offensive n'avait pas suffi.
L'arrogance avait manifestement miné ce groupe 2002, qui s'était cru supérieur avant même d'entrer en piste. Lilian Thuram parlait de « performances absurdes et tragiques ». Deschamps martèle aujourd'hui l'importance de l'humilité, recadrant les déclarations de Lucas Hernández ou Rayan Cherki vantant la « meilleure attaque du monde » ou la volonté d'« écraser » les adversaires. Paradoxalement, le sélectionneur promet un jeu moins “lisible” cette année, un pari risqué. La leçon de 2002 est simple : le talent individuel ne garantit jamais le succès collectif. La modestie d'abord.
Le contenu intégral reste la propriété de The Guardian. Cet aperçu est généré depuis leur flux RSS public.
Plus d'articles de The Guardian

Ayyoub Bouaddi, 18 ans et déjà patron du milieu face au Brésil
Le jeune Marocain Ayyoub Bouaddi a éclipsé Vinícius Júnior et Casemiro lors du match nul contre le Brésil, s'imposant comme une révélation. Lukarne analyse l'ascension fulgurante de ce prodige.

Big Lalas Energy pour les médicaments contre la colite ulcéreuse : Fox est l'âme de cette Coupe du Monde aux États-Unis
La version américaine de la cérémonie d'ouverture du tournoi s'est utilement concentrée sur l'un de ses thèmes principaux : le consumérisme aspirationnel. La Coupe du Monde 2026 : un festival de football ; un moment pour se délecter des surprises, des buts spectaculaires, des stars nées et des réputations ruinées ; un test de l'addiction inébranlable de Didier Deschamps à Adrien Rabiot. Bu

United en pole pour Fernandes : entre urgence et inflation post-relégation
Manchester United mène la danse pour Mateus Fernandes, mais le prix du talent de West Ham, fraîchement relégué, pose question.